Aimer ça signifie quoi ?









Lorsque ce mot est prononcé, il semble se suffire à lui-même... pourtant ça n’est qu’un mot, il n’est qu’une image dont chacun possède les traits et les couleurs à sa façon. Ce mot magnifique peut aussi masquer le néant !

Qu’y a t-il derrière ce mot ? Que veut dire aimer ? Est-ce une disposition d’esprit ? Sont-ce des petits ou des grands actes de la vie ? Aimer, est-ce une béatitude intérieure ou un échange ? Aimer, est-ce de l’énergie, du temps, du partage, de l’aveuglement, du don, de l’égoïsme, du sexe, un engagement ou encore un lien... ? Aimer, est-ce reconnaître nos différences ou est-ce une forme de symbiose ?

Pour engager le sujet, permettez-moi de vous dire un secret... je vous aime !



Aimer...
Pour moi c’est avant tout une disposition d’esprit, c’est un point de départ vers quelque chose de mieux. Sur une échelle de 0 à 100, aimer c’est aller vers 100 et peu importe ou nous nous trouvons. Aimer est un sens et va dans un sens, celui de l’accomplissement de soi au sein des autres et de l’univers.
Accéder à cette disposition d’esprit n’est pas une chose naturelle, cela ne va pas de soi... pour aimer il faut en avoir la volonté et les moyens !
Avoir les moyens d’aimer c’est quoi ?
Pour aimer, il y a un commencement. Il faut s’aimer soi-même, car on ne peut aimer plus que ce que l’on s’accorde à soi. Limiter l’amour que nous nous portons est aussi limiter l’amour que l’on porte aux autres.
Pour moi il est illusoire d’aimer dans l’oubli de soi. C’est dans la pleine connaissance de soi que l’amour vers les autres est le plus fort.
Pour aimer il faut déjà être équilibré personnellement et avoir répondu favorablement à ses besoins profonds... il s’agit donc de se connaître le mieux possible et de se respecter. Ignorer ce travail d’introspection revient à aimer sans posséder le sens de cet amour... sans en comprendre les tenants et aboutissants. Sans ce travail fondamental qui est pour moi la disposition d’esprit nécessaire, aimer revient à transmettre sans modification et sans amélioration ce que notre enfance, notre éducation, nos parents nous ont transmis... Quand je vous disais qu’il y avait un point de départ !


Certains affirment... Aimer est une arme !

Etrange rapprochement n’est-ce pas ? Nous pourrions aimer pour blesser l’autre ? N’est-ce pas nous-mêmes que nous blessons en refusant de prendre la mesure de ce que l’autre nous renvoie ?
Car pour partager l’amour... il faut être deux ! Choisir d’aimer quelqu’un qui ne vous aime pas ou qui aime tellement différemment de vous que cet amour devient irrecevable ; n’est-ce pas ça une arme suicidaire ? Faire cela c’est aller vers une forme de souffrance. Cette attitude est souvent inconsciente et va chercher sa source ailleurs que la relation problématique elle-même.
Pour aimer il faut s’en donner les moyens... Pour être malheureux c’est pareil !

Savez-vous que la haine est de la même nature que l’amour ! Haïr et aimer utilisent les mêmes liens de communication, la même énergie. Haïr c’est aimer à l’envers, en négatif. Il est fréquent qu’une personne qui en aime une autre passe de façon alternative de l’amour à la haine en permanence. Haïr est aussi fort qu'aimer. La haine est un amour détruit, inversé... c’est une façon de garder un lien profond qui ne peut plus se justifier par l’amour.

Peut-être regarderez-vous autrement quelqu’un qui vous hait, car en fait il est très proche de vous... Peut-être cela explique t-il pourquoi aimer peut devenir une arme aussi constructive que destructrice.
Voici un indicateur de vie fondamental. Votre propension à haïr vous donne le niveau de votre inconscience et méconnaissance de vous-mêmes. Dans la même logique, votre propension à aimer vous donne le niveau de votre conscience, de votre connaissance et de l’acceptation de vous-mêmes.

De la relativité. Sur une échelle de 0 à 100, aimer c’est aller vers 100. Le problème vient que personne ne sait vraiment ou est 100. Une personne peut être à 100% de ses capacités à aimer et en posséder la certitude... et pourtant sur cette échelle virtuelle elle n’est qu’à 10.
Beaucoup de gens sont à 100% de 10 ! hi hi hi
Difficile de savoir où nous en sommes. L’indicateur cité plus haut est un véritable outil de mesure... de la relativité.

Pardonner serait nécessaire pour aimer...


J’aimerais approfondir ce point là.
Oui le pardon est une preuve d’amour...
Aimer à n’importe quelle condition, est-ce vraiment aimer ? On peut pardonner et quitter une personne quand même !
Comme je l’ai déjà dit, pour aimer il faut s’aimer soi-même et donc se connaître bien.
Se connaître bien ça sert à quoi dans une relation à deux ? Cela permet de donner à l’autre des limites. Il est illusoire d’envisager un amour fusionnel durable. Pour se construire, l’amour doit évoluer dans un cadre respectueux de chacun.
Aimer c’est accepter l’autre tel qu’il est mais il vaut mieux qu’il soit compatible un minimum, sinon bonjour les dégâts. Aimer c’est se donner les moyens d’aimer l’autre en lui indiquant ses limites, ce qui nous choque, ce qui nous plait ou pas, ce que nous pouvons ou pas accepter...
Aimer ça n’est certainement pas tout accepter de l’autre, bien au contraire c’est trouver l’interface où le couple se réalisera et l‘améliorer. Encore une fois, il vaut mieux au départ choisir quelqu’un avec qui vous sentez que cela est possible. Il existe sur Terre des personnes avec qui le meilleur et le pire est possible, chacun est responsable de ses choix en toute conscience ou en toute inconscience.
La conscience nous libère, elle nous permet de choisir, de décider en connaissance.
L’inconscience est un pilote automatique dont le programme est gravé lors notre enfance par notre vécu (parents, éducation, expériences de vie...). Le coup de foudre est malheureusement de type 100% inconscient.
Aimer, en pilotage automatique n’est pas mauvais en soi... cela s’apparente à une forme de sur-place car seule la conscience nous mène à l’évolution. Ce pilotage automatique prend ses références dans notre enfance, ainsi, si votre enfance a été heureuse et que vous avez été aimé à fortes doses... tout va bien. Vous allez reproduire votre vie sur cette base là.
Mais si votre enfance a été chaotique, que l’amour n’était pas toujours au rendez-vous... le pilote automatique vous ramènera inlassablement vers cela.

Avoir peur d’aimer !

Certains ont ce sentiment que leur amour est merveilleux et qu’il n’aboutira pas... par peur !

Quel est le sens de cette peur ? Il semble bien que nous soyons prédéterminés à un schéma affectif particulier, héritage des acquis de l’enfance. Notre vision de “comment aimer” s’est forgée sur deux plans.
Le premier est la façon dont nous avons perçu, enfant, comment nos parents s’aimaient dans leur couple.
Le deuxième plan est l’amour que nos parents nous portaient directement. Vous avez là l’essentiel de vos références inconscientes pour savoir comment aimer.
Ce socle de références est rassurant car il nous est connu. Sortir de ce cadre c’est aller vers l’inconnu, prendre un risque, se mettre en position de fragilité... Ceux qui ont été mal aimés ou qui ont vu des parents mal s’aimer vont partir de loin par rapport à ceux qui ont bénéficié de beaucoup d’amour. C’est injuste vu d’extérieur... c’est comme ça !
Dans tous les cas, sortir du cadre donne une sensation de danger, de peur. Pour s’améliorer il faut passer à travers cette peur et tenir bon pour ancrer ce nouveau cadre amélioré.
Changer ces références est un travail difficile et profond. Pourquoi ces peurs sont si tenaces et nous font renoncer souvent ?
Changer c’est souvent renoncer à répondre à l’image que nous pensons être dans la tête de nos parents... Changer c’est prendre le risque de ne plus leur ressembler... Changer c’est prendre le risque qu’ils ne nous reconnaissent plus !!!
Changer est une rupture de liens...
Ces peurs viennent du plus profond de notre inconscient. Ces liens colossaux qui nous unissent à nos parents fonctionnent même si ceux-ci sont morts. Nous sommes là dans le domaine du symbolique, il s’agit d’une lutte intérieure, d’une construction intérieure.
La peur n’est en fait qu’un avertisseur, elle nous indique où nous allons inéluctablement avec résistance... alors pourquoi piétiner sur place en faisant gla gla !! Car vous êtes là où votre vie vous a mené, vous êtes au bon endroit. Reste à passer au travers de votre peur avec sérénité.
Par expérience je sais qu’il est inutile d’avoir peur... notre environnement s’adapte vite à nos changements... mais il se peut que vous soyez exclus parce que vous ne répondez plus à ce qu’on attendait de vous... La liberté est à ce prix quelquefois.
Le mieux c’est quoi ? Être libre ou asservi par les liens négatifs de nos parents ? de notre famille ?
Déposer la carapace revient à déposer les éléments négatifs de notre base affective... éléments qui ont été transmis de génération en génération... comme une chaîne.

Vous voyez Aimer c’est vraiment super simple ! hi hi hi

Peut-on rester avec quelqu’un qui vous a trompé ?


Oui on peut rester avec une personne qui vous a trompé. Mais le problème n’est pas de répondre par oui ou par non à cette question... Derrière le OUI se cache des réalités humaines très différentes et pour le NON c’est pareil. Ce OUI ou ce NON cachent bien des choses...

Il est plutôt question de savoir ce qu’une personne veut vivre avec une autre sous le sceau “d’aimer”. Pour certains, aimer quelqu’un (affectivement et sexuellement) est compatible avec le fait que l’autre puisse aimer de la même manière ailleurs que dans le couple... pour d’autres, c’est incompatible.
Notre capacité à aimer est très relative... tout est question de limites personnelles face à l’autre. Il est fondamental de savoir qui nous sommes pour bien aimer l’autre et connaître et indiquer nos limites dans la relation.
Donc OUI si les deux sont d’accords pour vivre ainsi. La réponse est NON si l’un des deux se sent mal à l’aise dans cette relation et que l’autre ne veut rien changer.
Chacun vit sur Terre ce qu’il veut vivre... les rencontres, les couples, les relations humaines ne sont pas le fait du hasard mais de la volonté de chacun d’expérimenter des liens... il est certain que nous tissons aussi des liens négatifs et c’est le travail de chacun d’y remédier. Le bonheur est à ce prix... et le bonheur est à la portée de tous.
Autrement dit, deux personnes peuvent vivre mal ensemble d’un commun accord (souvent inconscient).


L’équilibre dans le couple pourrait se définir ainsi : faire à l’autre ce qu’on aimerait qu’il nous fasse et ne pas faire ce qu’on ne voudrait pas qu’il nous fasse.
Si malgré les efforts et la volonté de trouver des compromis dans une relation, l’autre continue à vous tromper ou faire des choses blessantes en connaissance de cause... à quoi bon rester avec ? Il existe tellement de gens sur Terre alors pourquoi s’acharner à souffrir.
Et si la souffrance était quelquefois recherchée inconsciemment ?
Et si souffrir dans la relation de couple c’était tout simplement rechercher un état effectif déjà connu antérieurement dans l’enfance...
Nous ne recherchons pas que le bonheur sur Terre nous cherchons souvent avant tout à dépasser nos malheurs... et il arrive que nous restions piégés sans savoir où est la sortie...

Peut-on prendre conscience de notre capacité à aimer ?


Peut-on avoir conscience de ce dont nous n’avons pas conscience ? Peut-on connaître notre capacité à aimer alors qu’elle est relative à notre conscience ?
Non, nous ne pouvons pas avoir cette conscience immédiate ! Mais il existe un chemin lent qui y mène... notre vie ! hi hi hi

Selon moi, il existe aussi des raccourcis qui nous mènent à la conscience globale de notre capacité à aimer. Comment faire un bilan du mieux possible pour savoir où nous en sommes ?
Pour savoir si nous sommes proches du but, à savoir aimer le mieux possible, voici quelques outils qui selon moi permettent, à ceux qui le désirent, de faire un bilan rapide... de faire monter à leur conscience la réalité de ce qu’ils sont.

En répondant sur une feuille blanche toute simple à ces questions, vous saurez où vous vous situez.

- Dans ma vie, quelle part de mon temps je donne à mes sensations bonnes vers les autres ?
- Dans ma vie, quelle part de mon temps je donne à mes sensations négatives vers les autres ?
- Comment je vois la vie ? Sur une échelle de 0 à 100, quelle est la part du bon et du négatif en %?
- Je vois plutôt le bon côté des gens avec lesquels je vis ?
- Je vois plutôt le mauvais côté des gens avec lesquels je vis ?
- Face à quelqu’un que je ne connais pas encore... je suis au départ confiant ou méfiant ?
- Pensez-vous possible d’aimer quelqu’un qui ne vous aime pas ?

Voilà, ce petit exercice je l’ai fabriqué comme ça pour vous donner des outils plus concrets et aborder votre propre conscience en toute simplicité. Si vous y répondez avec sincérité votre conscience vous apparaîtra dans son état actuel avec les proportions positives et négatives... si vous n’êtes pas sincère avec vous-mêmes alors cet exercice est inutile ! hi hi hi
Vous pourrez découvrir globalement à l’issue de cet exercice votre filtre personnel pour ce qui est d’aimer. Cette grille que vous placez devant votre conscience filtre le réel et vous fait percevoir ce réel avec plus ou moins d’amour. A l’issue de cet exercice vous aurez une idée de l’énergie que vous dépensez dans le positif et dans le négatif.
Or pour aimer au mieux c’est de l’énergie positive qu’il nous faut... L’énergie négative réduit notre capacité à aimer, elle est une diversion.
A mon sens, l’énergie négative est de l’énergie positive non conscientisée, non comprise... l’énergie négative est une énergie brute qui une fois abordée et comprise devient positive. Reconnaître son énergie négative c’est déjà un pas vers la conscience et l’amélioration de notre capacité à aimer. Reconnaître notre énergie négative ça signifie aimer aussi.

Aimer lorsque que l’on est homme ou femme est-ce la même chose ?


Dans le fond on pourrait penser que oui... pourtant il semble que des différences soient réelles car un homme c’est pas une femme... et vice et versaaaaaaaaaaaaaaaa !!

Ce qui pousse un homme vers une femme est souvent bien différent de ce qui pousse une femme vers un homme.

Voici quelques explications...
Comme toujours l’origine de nos différences vient de notre toute petite enfance et de la construction de notre identité. Or il y a un truc qui est vraiment pas pareil que l’on soit une fille ou un garçon.
En effet à la base, les filles sortent du ventre de leur mère... pas de problème ! Mais les garçons ne sortent pas du ventre de leur père !!! Et ça change tout !
La petite fille par sa nature de fille va prendre tout de sa mère et s’identifier sans filtrage, sans frein, pleinement et naturellement.
Le petit garçon va faire comme la petite fille au départ... jusqu’au moment où il va se rendre compte qu’il n’est pas une fille... et là c’est plus compliqué !!! Ah les pauvres garçons !

Pour construire son identité d’homme le petit garçon va devoir concilier son désir fort d’être le plus proche possible de sa mère et dans le même temps devoir s’en éloigner pour devenir un homme et pas une femme. Ce sentiment ambivalent, cet effort constant de construction lui restera pour toujours. Cette fragilité affective face aux femmes est inscrite dans l’identité masculine. Le machisme est une forme de fragilité inversée... pour ne pas avoir l’air d’être une femme parce qu’il y a grande fragilité chez certains, une sorte de doute, alors quelques-uns deviennent des machos... Traitez un macho de fillette pour voir !!! et vous verrez... et surtout courrez vite !!!!
Souvent, des mères trop présentes et étouffantes peuvent sur leurs garçons développer le machisme en réaction... (pour caricaturer imaginez une mama italienne... voyez sur les italiens ! hi hi hi)

Aimer pour une femme signifie être acceptée comme femme, d’une façon pleine et entière, c’est à dire réaliser à nouveau son identité face à l’homme... comme une confirmation. L’aimant devra souvent par des gestes, des paroles, donner le sentiment d’être aimé à sa femme pour la satisfaire (je généralise bien-sûr). Le sexe souvent vient après tout cela...

Aimer pour un homme c’est retrouver ce lien perdu et si complexe (symboliquement le lien avec sa mère,) s’approcher de la femme tout en prenant garde de ne pas se faire déborder par sa propre féminité pour garder son identité d’homme... pour l’homme aimer passe surtout par la sexualité... être aimé c’est faire l’amour ! hi hi hi Pour l’homme le sexe vient avant tout ! Mais tout le reste importe aussi.

Je précise à nouveau que je généralise... donc tout n’est pas toujours ainsi.
Pas facile dans ces conditions de s’ajuster les uns aux autres...
Pour simplifier ! Vous les hommes, montrez et par des gestes et par des paroles, que vous aimez votre femme et vous les femmes, épuisez sexuellement votre homme ! hi hi hi Et alors la vie sera rose bonbon pour tout le monde !

Et si aimer c’était aussi du temps...


Du temps que chacun de nous développerait juste pour aimer... du temps pris sur le temps perdu à faire des choses que nous n’aimons pas.
Si aimer c’était simplement... aimer, et réduire le reste.
Pour aimer il faut s’en donner la possibilité... accepter de se donner ce temps que l’on aime. Faire des choses que l’on aime. Être avec des gens que l’on aime. Augmenter notre propension à vivre ce que nous aimons.

Aimer c’est peut-être aussi ce temps lié à l’action d’aimer plus qu‘une simple disposition mentale.

Je vois une société se développer sur des valeurs affreuses comme celles de l’argent, du désir, des images et des apparences sans limite...
Certains font des enfants... fruits de l’amour (peut-être) puis, deux mois après leur naissance... c’est la nourrice dès 7 heures le matin jusqu’à 8 heures le soir. Une vie d’homme et de femme modernes appliquée à un bébé de 2 mois... aujourd’hui certains aiment leurs enfants ainsi.
Le temps pour aimer se réduit au profit du temps pour gagner de l’argent et de la reconnaissance sociale...
Avoir une très grosse voiture... grosse comme des fantasmes surréalistes de puissance.
Avoir une très grosse maison... et vivre l’essentiel de sa vie au bureau... une grande maison creuse.
Avoir des désirs sans fin... et passer à côté d’une chose simple... aimer.

Aimer c’est peut-être aussi réduire nos désirs fantasmatiques à nos besoins réels. Ce faisant, nos besoins simples peuvent libérer une part grandissante de temps libre et aimant... du temps libre pour faire ce que l’on aime...

Aimer c’est peut-être aussi reconnaître notre incapacité à aimer simplement, troublés que nous sommes par tous ces désirs qui nous affligent. Perdus dans une course effrénée vers le néant, un néant rempli d’images... simplement d’images... et de peurs de manquer. Alors que la réalité nous attend pour autre chose et pour plus de simplicité.

Aimer c’est peut-être prendre le temps de retrouver tous ces liens qui nous unissent entre nous et à la nature. Prendre le temps d’entendre au travers du brouhaha des faiseurs d’images que sont les médias populaires, que ces gens nous brouillent l’esprit et nous orientent vers l’asservissement au profit des plus riches et des plus puissants.

Aimer et prendre le temps d’aimer simplement dans des actions réelles, c’est peut-être aussi ça changer le monde...

J’imagine cet homme qui vient d’acquérir cette énorme voiture puissante, endetté pour 5 ou 10 ans, avec cette sensation de se croire si singulier et fort alors qu’il vient simplement de succomber aux sirènes stéréotypées des canons d’agences publicitaires qui nous fabriquent des désirs industriels en production à la chaîne... seul dans sa voiture asservi par son travail pour rembourser les échéances à venir... et en prime... les embouteillages.
J’imagine cet autre homme qui se ballade en vélo à travers la campagne avec plusieurs de ses amis et qui aime ce temps là... avec ces gens là... comme ça...

L’un se sent puissant et l’autre libre...
L’un désire sans fin... l’autre aime le temps qu’il vit simplement.

Jusqu’où aime t-on ?


Aimer c’est défaire le mauvais dans ce que nous sommes pour nous élaborer autrement en bien, pour nous charger positivement, pour assembler ce qui aurait dû être réuni depuis longtemps déjà en écartant ce qui sépare le bon, en éloignant ce qui éloigne de l’essentiel.
Aimer est un verbe, orienté vers l’action sincère, positive et concrète.
Aimer c’est prendre conscience que chacun de nos actes a un sens profond, a un impact sur nous, sur les autres et sur notre environnement en s’orientant vers le bon...


Ce que je dis peut être interprété de plein de façons différentes, aussi je vais tenter un exemple concret :

“J’aime” boire du café le matin...

C’est un petit acte d’amour dont je me gratifie tous les matins, ma tasse de café...

Voyons plus loin maintenant... Cet amour que je porte à cette tasse de café, jusqu’où va t-il ?

D’où vient ce café ?
Est-ce que “j’aime” apprendre que ce café est produit par des producteurs injustement surexploités et miséreux ?
Est-ce que “j’aime” savoir que ce petit plaisir du matin est en fait bien égoïste et que le reste du monde du café peu agoniser moi je boirai bien au chaud chez moi dans cette confortable forme de mépris... l‘ignorance ? Ignorance entretenue par ceux qui en profitent... les multinationales et... nous qui les finançons.

D’où vient la graine de ce café ?
Est-ce que “j’aime” savoir que ce plan de café que je bois dans ma tasse a subit les pires pollutions aux pesticides et engrais en tous genres qui empoisonnent des régions entières.
Est-ce que “j’aime” savoir que la nature même des plans de café n’est pas respectée.

Mon petit amour du matin pour ce petit café serait-il si destructeur pour l’humanité injustement exploitée, pour les terres abîmées ?
Est-ce que “j’aime” savoir que ma tasse du matin alimente le marché mondial du café qui fait que les multinationales des pays riches sont encore plus riches et que les pays pauvres sont encore plus pauvres ?

Est-ce que "j’aime" savoir qu'au fond, parce-que je limite ma compréhension du monde par ignorance ou par suffisance devient peu à peu quelquechose qui participe à la destruction de ce que “j’aime” au fond plus que tout, l’humanité, la Terre ?

J’ai donc orienté ma consommation vers du café de commerce équitable et de culture biologique. Ainsi, j’aime mon café du matin de l’arbre jusqu’à ma tasse et j’ai quelquefois ce sentiment de partager ma tasse avec des sourires un peu partout. Je sais que chaque tasse que je bois a du sens... ce sens qui a le plus d’importance pour moi.

Ce café que j’aimais boire auparavant remplissait ma tasse de larmes, de pollutions et d’ignorance et aujourd’hui je “n’aime” plus boire de ce jus là.

Aimer ma tasse de café c’est donc aussi partager avec celui qui a récolté, partager avec cet arbre quelquepart sur Terre qui a donné ses graines et leur dire : “je vous aime” en leur versant mon énergie, mon argent, mon intention, concrètement.


Aimer c’est peut-être aussi reconnaître le mépris que l’on porte quelquefois aux autres, puis abandonner ce mépris pour partager le meilleur de nos intentions.


Il existe pour moi deux mondes.


Le premier se situe dans l’espace de la pensée, des mots, des images virtuelles. Cet espace parle souvent du réel, pourtant il n’en est que la représentation, au mieux le témoignage sincère et toujours subjectif...

Le deuxième monde se situe dans l’espace de la réalité, de nos actions, nos gestes, notre empreinte concrète sur le réel.

Notre vie est l’interface de ces deux mondes, l’un intérieur, l’autre extérieur.

Vous pourrez comprendre en quoi la confusion s’installe souvent entre ces deux mondes surtout pour ce qui est d’aimer. Nous pouvons croire que nous sommes aimants (premier monde) et dans les faits, ne rien faire, donc ne pas être réellement aimants (deuxième monde). Une croyance n’est qu’une croyance.

Voilà qu’apparaît ce décalage entre ce que nous pensons être et ce que nous sommes réellement.

Autrement dit pour ce qui est d’aimer, s’interroger sur la réalité de ses propres actions, a pour moi plus de sens que tous les mots qui ne sont en fait que des représentations et plus souvent encore de simples intentions...

La pensée et l’expression de celle-ci ne ressemble bien qu’à un début... aimer c’est peut-être simplement “faire” quelquechose d’aimant, pour soi, pour les autres, pour la planète... quelquechose de bien réel.

Ce que nous faisons est à l’image de ce que nous sommes.

Ce que nous pensons et disons est à l’image de ce que voudrions être ou faire.

J’ai une grande reconnaissance et une profonde estime en premier lieu, pour ceux qui font, ce que le verbe “aimer” peut développer dans la réalité.
Quant à moi, j’ai encore du boulot ! hi hi hi


Pour finir, il me semble bien que la cohérence est une immense qualité, elle est cette capacité à acquérir l’unité pour mettre en phase nos paroles et nos actes...


Comment j’aime les autres concrètement au jour le jour ?


Au départ dans mon lien à autrui, j’ai un à priori bienveillant et aimant. Cela signifie que je pars du principe que l’autre a de bonnes intentions, qu’il est positif et que l’échange sera bienveillant et prometteur.
Donc mon attitude de fait est liée à cet état d’esprit là.

Cet état d’esprit face à autrui a une durée variable dans le temps. Cela dure aussi longtemps que c’est cohérent avec les signes que je reçois de l’autre.

Autrui n’est pas moi et je respecte que la nature de la relation que nous produisons ne soit pas comme je l’aurais souhaité au départ. Ma proximité, mon engagement positif et bienveillant s’éloigne face à la réalité de signes d’indifférence ou de négativité que je perçois.
Aussi, j’ai une disposition à aimer l’autre au départ dans les faits et cela peut, dans un deuxième temps, devenir une pure intention ouverte sur le temps... pour plus tard peut-être, simplement je vais voir ailleurs. Devant des signes négatifs qui me sont destinés, je réoriente mon énergie et mon temps pour ceux que j’aime et qui me présentent ce qu’ils ont de meilleur. De fait j’avance avec ceux qui aiment qu’on avance ensemble positivement et peu importe nos différences.

A ce titre la réalité me surprend toujours.

Je me projette quelquefois positivement dans une relation avec quelqu’un qui en fait va s’avérer sans répondant. Donc je laisse tomber car je m’épuiserais en vain pour rien.

D’autres fois je me projette positivement et pourtant la relation s’avère vers moi négative. Donc je laisse tomber car je deviendrais négatif à partager cela, ou bien je m’épuiserais en vain à vouloir changer la nature de la relation.

Enfin, et c’est le plus surprenant, des relations véritablement positives prennent forme là où je ne m’y attends pas. Positives dans les deux sens et respectueuses. De l’amitié comme je l’aime, de l’amitié simplement. De l’échange bienveillant et constructif projeté durablement dans le temps.

J’ai fini par me rendre compte que toutes les meilleures intentions du monde ne pouvaient pas modifier dans la réalité une mauvaise relation ou une relation déséquilibrée au départ. Je ne peux changer l’autre qui veut vivre une chose différente de ce que je veux vivre, nous avons tous un chemin. L’autre ne peut pas me changer si ses intentions sont de me faire partager un chemin que je n‘apprécie pas. C’est là toutes les limites que je perçois aujourd’hui dans ce sentiment que j’ai “d’aimer” les autres.

Autrement dit “aimer” c’est partager et chercher le bon et refuser et laisser le mauvais chez soi, chez l‘autre.

Nous changeons de nous-mêmes dans le cadre d’une relation respectueuse, aimante ; tirés en avant par des sentiments, une énergie, qui sont partagés, échangés et positifs.

“J’aime” les autres autant qu’ils l’acceptent et dans une forme de réciprocité proche de l’équilibre.

Comment savons-nous si nous envoyons des signes négatifs vers autrui ?
Je vous laisse y réfléchir ! hi hi hi
Un indice : La réponse se situe dans la forme plus que sur le fond. Dans la manière de faire plus que dans le but recherché.


Auteur du texte : Mathias créateur du site lesensdenosvies.org



(Ce texte peut-être reproduit sous la condition d'indiquer : son auteur, le site lesensdenosvies.org ainsi que le lien vers ce texte.)

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